Accueil du site / FR / EXPOSITIONS / Grand Rue -3 à Louvain-la-Neuve

Adresse : Grand Rue (accès entrée parking vert) à 1348 Louvain-la-Neuve

Expositions :
- Philippe Chancel
- Arnold Odermatt
- Doug Biggert
- Peter Granser
- Maxime Brygo
- Emerging Talents from Belgian schools of photography
- Ma petite propagande
- Ecole supérieure des arts de l’image le 75
- Congo belge en images – Photographies de la collection du Musée royal de l’Afrique centrale

  • Congo belge en images – Photographies de la collection du Musée royal de l’Afrique Centrale

    Carl De Keyzer, Johan Lagae

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    En 1885 Léopold II réalisa son rêve de “donner” à la Belgique une colonie. L’acte de coloniser un territoire au cœur de l’Afrique couvrant une superficie de 80 fois l’étendue de la mère-patrie, se faisait à travers la découverte et la description d’un monde et des hommes encore largement inconnus, l’appropriation à travers la toponymie - Etat indépendant du Congo, puis Congo belge - et l’occupation de l’espace afin d’y installer un nouvel ordre. La photographie coloniale en livre témoignage. Instrument de propagande illustrant la “civilisation en marche”, l’image coloniale nous montre néanmoins parfois le revers de ce nouveau régime, en dévoilant le labeur humain et le travail forcé, ou en montrant des moments d’échec, d’aliénation et même de délire. En présentant une série de photographies des premières décennies de la colonisation, tirées des négatifs originaux et traitées avec les moyens d’aujourd’hui, le projet Congo belge en images non seulement rend hommage aux photographes coloniaux qui étaient souvent des amateurs - des militaires, scientifiques ou missionnaires - mais cherche aussi à dérégler les stéréotypes sur ce passé colonial.

  • Ecole supérieure des arts de l’image le 75

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    La question de l’apparente perfection du monde dans la représentation, dans l’image et plus généralement dans la mise en spectacle de la vie quotidienne se pose avec une acuité particulière aux artistes et aux auteurs en devenir. Manifestement, dans ces trois travaux d’étudiants de l’Esa/ le 75, il apparaît clairement que c’est l’apprentissage d’une mise à distance qui permet une première amorce de réponse.
    - Anne-Charlotte Malempré, Interstice
    - Céline Bataille, Taxidermie
    - Cédric Van Turtelboom, Noroc

  • Philippe Chancel – DPRK

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    Bienvenue dans la Corée démentielle de Kim II-Sung, le grand leader et de son fils Kim Jong-II, le cher leader. Bienvenue dans ce pays où le culte de la personnalité est érigé en une esthétique à part entière. Le réalisme socialiste touche ici à son plein accomplissement. Il n’y a pas une place, pas un lieu public qui ne soit garni d’une effigie de ces délicieux dictateurs. Le photographe Philippe Chancel en rend compte avec un flegme et une apparente neutralité plus féroces que toute critique avouée. Il rend compte aussi du « hors temps » de ce pays scénarisé jusqu’à la folie, avec ces gigantesques avenues vides et ces stades où les grandes foules participent aux tableaux humains à la gloire de la nation. Plus le monde ressemble à l’image que l’on s’en fait (plutôt que l’inverse), plus il ressemble à l’enfer.

  • Arnold Odermatt – En service

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    Depuis quelques années les photographies trouvées - aux puces ou ailleurs - font les délices des nostalgiques ou des amateurs de l’insolite et de l’étrange. Au-delà de ce qu’elles disent à voix haute du présent qu’elles ont figé, elles font entendre également le chuchotement des instants disparus. En ce sens on pourrait dire qu’Arnold Odermatt est un photographe “trouvé”. En effet, les images qu’il a prises durant quatre décennies en tant que premier lieutenant de police dans le Canton suisse de Nidwalden faisaient état d’accidents spectaculaires et aussi de la belle application de ses collègues à l’œuvre. Aujourd’hui, elles semblent nous laisser entendre la désapprobation du petit scandale de chaque carambolage vis-à-vis du code de la route. En sourdine, en nous montrant la bonne organisation de la maréchaussée helvétique elles semblent également vouloir nous rassurer sur la possible existence d’Un monde parfait.

  • Doug Biggert – Hitch-hikers

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    Si vous évoquez Kerouac, la route et les vastes espaces à propos d’une de ces milliers d’images d’autostoppeurs qu’il a prises, il y de grandes chances que Doug Biggert vous ramène à la réalité par un « Cette femme-là, mais pas du tout, elle allait seulement au marché deux rues plus loin ». C’est que l’Américain qu’il est ne voit pas la mythologie de son pays, il vit dedans. Il la fabrique même depuis 40 ans. Par exemple, en faisant le parcours du self made man chez Tower Records (de manutentionnaire à responsable mondial de la section magazine) ; en amassant des vinyles et des bomber stickers par milliers ; en collectionnant tous les numéros du magazine de skateboard Trasher ; en habitant la Californie et en photographiant les autostoppeurs pour lesquels il s’arrête. Disons, pour faire simple et court, disons que quand on y regarde de près, une chose est certaine, c’est que cette série d’images-là, inouïe, c’est du pur jus de l’Amérique.

  • Peter Granser – Sun City

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    La mode des villes réservées aux retraités est un phénomène qu’un sociologue décrit comme la logique des citadelles de nantis face à la violence des territoires. Aux Etats-Unis, il y a environ 20 000 villes privées où le citoyen-propriétaire se protège des pauvres et des étrangers. Parmi celles-ci, il y en a environ 70 où les vieux riches se retrouvent entre eux pour jouir d’une tranquillité on ne peut plus stérile, à l’abri de murs et de grillages sous alarme, protégés 24h sur 24 par une police privée. Sun City en Arizona, décrite ici à merveille par les images grinçantes de Peter Granser, est l’exemple même de ces villes “parfaites” sans enfant ni bruit où l’on meurt avant décès. Le photographe autrichien précise : : “Si je suis critique, c’est à l’égard du système. Leur mode de vie est comme un paroxysme de l’American Way of Life, quelque chose d’insupportable si on n’est pas né dedans... mais la photo est pour moi un moyen de comprendre ce qui m’est a priori inaccessible.

  • Emerging Talents from Belgian schools of photography

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    Emerging Talents est un concours national ouvert aux étudiants des écoles de photographie belges. Son originalité tient dans le prix. Il ne s’agit pas d’argent ou de matériel photo, mais du parrainage du jeune auteur par le membre du jury qui le choisit et ceci sous forme d’un texte qui explique les raisons de son choix. De surcroît, les travaux des lauréats sont présentés sur le site www.emergingtalents.be animé par Stephan De Broyer et Olivier Vanhoeydonck, les deux fondateurs de ce prix. Depuis 2007, plusieurs travaux de qualité ont chacun à leur manière approché cette idée d’Un Monde parfait.
    -  Francky Verdickt (St Lukas) soutenu par Carl De Keyser (Agence Magnum).
    -  Beata Szparagowska (Le 75) choisie par Pool Andries (FOMU Anvers).
    -  Nicolas Baillet (ERG) présenté par Jean-Louis Godefroid (Contretype).
    -  Elodie Ledure, (St Luc Liège) choisie par Marc Vaussort (MPC) et François Delvoye (Botanique)
    -  Maxime Brygo (ENSAV La Cambre) par Emmanuel d’Autreppe (Yellow Now, Les Brasseurs/l’Annexe). Par ailleurs, Maxime Brygo a été choisi par Jean-Marc Bodson pour répondre à la commande passée par Europe Direct Brabant wallon dans le cadre de cette Biennale. La prochaine édition du concours sera organisée en collaboration avec la Fnac Belgique. Les lauréats seront donc exposés dans les différentes galeries FNAC du pays.

  • Maxime Brygo – Europe / Plateaux brabançon et hesbignon

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    Maxime Brygo apporte une réponse magnifique à la question qui lui était posée dans cette Biennale sous forme d’une commande photographique. L’intitulé provisoire du projet Citoyens européens en Brabant wallon plaçait l’enjeu très directement du côté de l’identité. C’est un pari intéressant que de définir “l’européanité”, mais le photographe avisé a compris d’emblée que tenter de la montrer est à tous les coups un piège. Cela postulerait en effet qu’il y a des types reconnaissables et forcerait à pêcher du côté des stéréotypes. Montrer ce que le territoire du Brabant wallon recèle du continent européen aurait participé de la même erreur. Pour déjouer ces chausse-trapes, Maxime Brygo a choisi simplement de les rendre évidents. Pas en nous disant qu’il n’y a rien à voir (ses images sont foisonnantes de détails piquants), mais en soulignant que la vision n’est pas une suite d’images qui se donnent dans l’évidence. En suggérant surtout qu’il s’agit plutôt d’une compréhension du monde qui se construit et se reconstruit sans cesse dans le rapport entre nos mythologies et ce que nous choisissons de reconnaître à travers elles. D’où ce face-à-face entre des “paysages” peu pittoresques et des commentaires extraits de la doxa ambiante. Revenu de son périple en Brabant wallon, Maxime Brygo semble entonner le même refrain que Youri Gagarine après son retour de l’espace. Le Soviétique avait dit “Je n’ai pas vu Dieu là-haut”. Le photographe reprend : “L’Europe, ça ne se voit pas” et ajoute finement par la métaphore de son geste : “Elle n’est pas un fait manifeste, mais une quête”.

    Remerciements tout spéciaux à Europe Direct Brabant wallon et à sa directrice Christine Bauquis.

  • Ma petite propagande

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